Vous êtes nombreux à vous poser et à nous poser de nombreuses questions sur les conséquences de la situation actuelle sur vos finances et vos projets passés, en cours ou futurs.

Alsace Conseil Courtage a recensé l’ensemble de ces interrogations et essaie d’y apporter la meilleure des réponses possible en date d’aujourd’hui (Newsletter rédigée le 03/04/2020).

Tout comme la situation sanitaire, la situation économique et les informations que nous vous transmettons aujourd’hui sont susceptibles d’évoluer rapidement. C’est pourquoi nous referons un nouveau point sur la situation dans les semaines à venir.

Si d’ici là, vous avez une question, posez-la et nous y répondrons dans notre prochaine communication.

#Économie #France - Où en sommes-nous ? Quelles sont les premières conséquences économiques du COVID-19 ?

La pandémie du coronavirus n’a pas que des conséquences sanitaires effroyables. Elle a déjà des répercussions économiques d’une puissance rare.

Pour ceux qui n’auraient pas suivi l’actualité, nous vous faisons un petit récapitulatif des principaux chiffres de l’économie française, en vous présentant les faits suivis de notre analyse.

L’indice Flash Composite du cabinet Markit, a chuté à 30,2 en mars en France, contre 51,2 en février.
Pour rappel, un indice supérieur à 50 signale un état de croissance, un indice inférieur à cette limite indique une contraction de l’économie.

Cette information nous indique un ralentissement de l’économie dû au coronavirus.

Si cela peut paraître inquiétant, les autres pays subiront les mêmes pertes et il faudra patienter jusqu’à la fin du confinement puis la reprise pour voir comment se comportent les marchés.

La consommation d’électricité a baissé de -15% et la demande en électricité est l’un des principaux indicateurs de l’activité du pays.
Ce chiffre s’explique notamment par la fermeture administrative de beaucoup d’entreprises et d’usines en France.
La crise de 2020 est comparable à celle de 1929. Le projet de loi de finances rectificatif, prévoyait encore une croissance de -1 %. La chute du PIB pourrait atteindre -4,3 %. Une estimation qui pourrait s’alourdir en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

Cependant, même si en termes de chiffres et d’impacts ces 2 crises sont comparables, il faut prendre du recul.

Rappelons qu’en 1929, il s’agissait d’une crise économique qui eut pour conséquence une demande très faible. Dans notre cas, la demande était forte quand la crise sanitaire est survenue et la situation économique n’est que retardée dans sa production par le virus.

Au début de l’année, le gouvernement tablait sur un déficit public de 2,2 % en 2020. Un chiffre revu à la hausse à 3,9 % la semaine dernière.

Avec 3 à 4 mois d’activité économique fortement perturbée par cette pandémie, il est logique que notre déficit s’en trouve impacté.

En effet, l’Etat, d’une part, percevra moins d’impôts et de taxes que prévu et surtout, d’autre part, déboursera bien plus que prévu, notamment dans la santé.

337.000 entreprises ont activé le protocole de chômage partiel, cela concerne environ 3.6 millions de salariés, soit 50% de plus que ce que ce que le gouvernement avait initialement prévu.
Beaucoup d’entreprises ont souhaité ne prendre aucun risque pour leurs salariés et d’autres ont également profité de cette manne financière de l’État pour se créer de la trésorerie.

#Immobilier - Doit-on redouter des mois de paralysie ?

En ce début de semaine, 80% à 90% des chantiers de construction sont gelés, selon la Fédération française du bâtiment (FFB). La mise en place de règles sanitaires de conduite devant favoriser leur reprise se fait toujours attendre. À la suite d’une ordonnance prise la semaine dernière par le gouvernement dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, la FFB gèle les procédures administratives le temps de l’état d’urgence prévu jusqu’à fin mai.Une fois celui-ci levé, s’ajoute encore un délai d’un mois par rapport à ce qui était initialement prévu.

Cela pourrait annoncer une paralysie des permis de construire, dans les mois avenir.Dans le même temps, la Caisse des Dépôts (bras financier de l’Etat) et Action Logement (organisme géré par le patronat et les syndicats) ont promis la semaine dernière de financer au total 50.000 logements ces 12 prochains mois.

Pour ce qui est de l’ancien, les agents immobiliers redoutent que les transactions ne puissent aboutir pendant de longs mois, à la suite de la fermeture des différentes études notariales.

#Notaires - À partir de quand la situation va-t-elle se débloquer ?

À ce jour, les études notariales sont toujours fermées et n’accueillent pas de public.

Les notaires sont en train de tester de nouveaux systèmes pour signer les actes à distance et en toute sécurité. Les difficultés techniques de mise en oeuvre persistent dans le Grand-Est (notamment liées aux spécificités du droit local) et devraient être résolues dans les semaines à venir.

Ces solutions sont très attendues par de nombreux acteurs et pourraient changer les pratiques après la fin de cette crise.

#Épargne - Y a-t-il un risque pour mon argent ?

La garantie des dépôts protège les clients et le système bancaire dans son ensemble.

Les comptes bancaires (comptes courants et comptes épargnes) sont garantis pour tous les particuliers à hauteur de 100.000€ par personne et par établissement.
Si une banque n’était plus en mesure de rembourser les dépôts de ses clients, le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) indemniserait ceux-ci jusqu’à 100.000 € dans certaines conditions et limites.

La garantie des dépôts en protégeant les déposants, contribue à entretenir la confiance et à assurer la stabilité du système bancaire.

Si la situation actuelle devait perdurer, le fond de garantie des dépôts couvrirait donc le solde des comptes des particuliers jusqu’à 100.000€. Mais pour l’heure, aucun risque n’est à craindre sur la stabilité des établissements bancaires.

#Investissement - Est-ce que c'est le moment d'investir ?

Il n’y a pas de mauvaise période pour préparer son avenir. Si l’économie tourne au ralenti, vous pouvez mettre à profit ce temps pour préparer « l’après ». Nous sommes à votre écoute pour préparer votre projet de demain : un calcul de budget, une étude de faisabilité, voire un investissement locatif pour vous constituer une épargne ou préparer votre retraite.

Un calcul d’enveloppe, une étude de financement, nous serons à vos côtés, aujourd’hui et demain, pour vous assister dans votre projet.

Devenez propriétaires de votre “chez vous” ! Un achat immobilier prend toujours quelques mois, raison de plus pour prendre ce temps qui nous est donné pour préparer sereinement votre projet ! Aujourd’hui, préparons demain !

#Report #Prêts professionnels - Est-ce automatique ou dois-je faire des démarches ?

Les enseignes bancaires communiquent à l’heure actuelle sur le report automatique des échéances des prêts professionnels pour une durée de 6 moissans frais.

Toutefois, ce report n’est pas un automatisme et dépend de l’activité de l’entreprise.

Ainsi, nous conseillons à nos clients professionnels de se rapprocher de leur courtier afin de demander officiellement ce report.

#Particuliers #Chômage partiel - Quelles sont les conséquences d'un chômage partiel sur le taux d'endettement ?

Le chômage partiel implique une baisse de rémunération d’environ 15% par salarié. Ainsi, la charge de prêt va être plus importante (de l’orde de 5%).

Cette situation peut être tenable pendant quelques semaines, mais une durée plus longue peut être préjudiciable. Il serait alors judicieux d’utiliser la faculté de report des échéances.

Un report d’échéances, un rachat, ou une renégociation peuvent être étudiés avec votre courtier : nous saurons vous accompagner au mieux de vos attentes et de vos intérêts.

#Indépendants - Je ne suis pas salarié, quelles sont les conséquences de la situation économique sur ma capacité d'endettement ?

Un dossier de financement est appréhendé différemment pour un indépendant. Il s’agira de contrôler la stabilité financière du candidat à l’emprunt. La situation actuelle est exceptionnelle. Nous saurons vous guider au mieux de vos intérêts et vous apporter notre expertise dans votre projet d’achat et de financement.

Nous vivons une situation exceptionnelle dans laquelle le chiffre d’affaires ne reflète pas une activité normale. Les banques saurons en tenir compte.

Si la situation économique actuelle est tendue, elle ne saurait perdurer.

Nous restons à vos côtés pour vous accompagner et vous conseiller alors n’hésitez pas à nous contacter !

#Projet(s) en cours - Je suis à la recherche de ma résidence principale, puis-je continuer à chercher et comment ?

Du fait du confinement, les visites de biens immobiliers sont suspendues. Toutefois, certaines agences immobilières proposent des visites virtuelles.

Si les recherches immobilières peuvent se poursuivre ainsi, la signature d’un compromis de vente chez le notaire est pour le moment bien plus compliquée du fait de la fermeture temporaire des offices de notaires au public.

Une signature éléctronique est à l’étude par la chambre des notaires.

#Déménagement - Je suis devenu propriétaire de mon logement il y a un mois et je dois déménager la semaine prochaine. En ai-je le droit ?

Le déménagement est autorisé uniquement s’il n’y a pas d’autre solution.

#Impôts - Y'a-t-il un impact sur la déclaration des impôts en 2020 ?

Un report des dates limites pour la déclaration d’mpôt 2020 est prévu.

Dans les départements numérotés de 55 à 974/976 (zone 3), les télédéclarants ont jusqu’au 11 juin 2020 pour rendre leur copie. L’heure limite de télédéclaration est 23h59.

La télédéclaration ouvrira le 20/04/2020.

#Taux - Mon dossier est en-cours, les taux vont-ils augmenter au courant de l'instruction ?

Les taux obtenus sont figés et ils ne bougeront pas en fin de confinement à condition que le dossier administratif ait été transmis.

Si votre dossier en est à l’état de simple proposition d’un taux, ce dernier pourrait être revu à la hausse.

Donc, un conseil, ne tardez pas à valider les propositions de vos courtiers pour protéger vos taux.

#Taux - Après le confinement, les taux vont-ils augmenter ?

À ce jour, selon nous, deux écoles s’affrontent et deux issues seraient possibles à la sortie de cette crise sanitaire :

  1. Scénario 1 – Vers une baisse des taux : Au vu des difficultés que va rencontrer l’économie nationale à la sortie de la pandémie et avec une période de récession (ralentissement de l’activité économique), les taux pourraient rester attractifs pour doper le marché d’immobilier.
  2. Scénario 2 – Vers une augmentation des taux : Au vu de l’engorgement que vont devoir absorber les banques françaises lorsque l’activité va reprendre à plein régime, les taux pourraient aussi bien augmenter pour rattraper le retard de production accumulé en période de confinement !

Il est trop tôt pour le moment pour (in)valider l’un ou l’autre des scénarios mais nous restons attentifs à l’actualité et aux indicateurs et vous informerons dès que possible.

Vous n’avez pas trouvé la réponse à votre question ? Posez la ci-dessous !

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Taux du moment

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sur 10 ans

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sur 25 ans

Taux moyen constaté sur les dossiers du mois de décembre